L’importance d’apprendre à sentir

Penser, penser, penser… Voilà l’essentiel de ce que nous apprenons à l’école. Apprendre à penser l’histoire, la chimie, la littérature et la physique. Apprendre à disséquer des concepts, à mémoriser des pages entières, à synthétiser, à reformuler, à calculer, à résumer, à développer. Voilà ce que nous apprenons pendant les 20 premières années de notre vie (parfois plus).

Et face à cette éducation, nous nous posons une question des plus légitimes : est-ce que ces compétences seront suffisantes pour faire face aux 60 années qui suivront ? Est-ce que savoir penser de toutes ces façons suffit à développer l’intelligence, la vision profonde, la prise de décision juste ?

Ayant fait des études longues de mathématiques, j’étais devenu complètement accro au fait de penser, d’analyser et de tout formuler lorsque j’avais vingt ans.

Quelque chose d’inattendu est alors survenu : plus je pensais, et plus j’étais malheureux. Le fait de tout vouloir comprendre me déconnectait de tout un pan de l’expérience humaine qui fonctionne bien mieux sans nos pensées : l’amour, l’appréciation de moments partagés, de musique, d’arts, la perception juste et claire de nous-même et du monde.

Finalement, trop penser m’amenait à être moins intelligent, moins perceptif, et bien moins heureux dans mon quotidien.

Car dans l’enseignement que l’on nous transmet, je vois deux écueils profonds :

Le premier est que nous apprenons à utiliser une machine (à penser) sans pour autant nous apprendre les limites de cette machine, ni comment l’arrêter. Tout ingénieur serait affolé à cette idée.

La deuxième est que nous omettons presque entièrement un des outils les plus utiles que nous avons à notre disposition : sentir.

Alors que penser nous apporte le raisonnement, la planification, le calcul, sentir nous apporte la connexion, la profondeur, la joie, l’intuition, la compréhension de notre corps, la compréhension des autres.

Si nous ne sentons pas, c’est comme si nous ne voyons que d’un oeil : le monde nous apparait sans relief, sans perspective, sans profondeur, et sans humanité.

Lorsque j’avais 20 ans, j’étais immergé dans le « penser », et complètement déconnecté du « sentir », et c’est pour cela que ma vie me paraissait de plus en plus angoissante, et de plus en plus vide.

Comment apprendre à sentir ?

La première étape dans l’apprentissage du « sentir », c’est d’apprendre à sentir son corps.

En apprenant à sentir notre corps, nous ouvrons plusieurs portes :

  • Les sensations physiques me donne énormément d’informations sur mon état psychique et mes émotions, mon état de fatigue, de stress etc.
  • En apprenant à sentir mon corps, je sens comment je réagis à différentes nourritures, personnes, environnements… Et je me permets d’ajuster pour trouver mon équilibre.
  • En sentant mon corps, je m’ancre : je deviens plus connecté à la matière, mon esprit se calme, je retrouve de la stabilité.

Une fois que nous sentons notre corps, nous pouvons approcher nos émotions.

C’est là que notre intelligence émotionnelle s’envole : nous nous comprenons mieux, et cela nous amène à mieux comprendre et appréhender les autres. De la compassion émerge. Les comportements étranges nous surprennent moins.

En réalité, la vie devient beaucoup plus simple lorsque l’émotionnel devient accessible.

Vous allez me dire, mais pourquoi ?

Pour une raison simple : nous les humains sommes des êtres extrêmement émotionnels. Nos décisions sont presque toujours basées sur elles (qu’on s’en rende compte ou non).

La dernière étape, c’est d’apprendre à sentir son intuition.

Pour cela il est nécessaire d’apprendre à calmer le mental et retrouver l’espace intérieur qui est doux et paisible.

Mais l’intuition débloque plein de nouvelles portes : créativité, fluidité, intelligence accrue…

Si vous êtes intéressé.e à apprendre à mieux/plus sentir, je propose un programme de méditation dans lequel je transmets des outils pour apprendre à sentir son corps, ses émotions, et son intuition.

Gaspard